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La justice tunisienne a reporté au 18 avril une nouvelle audience dans le procès du doyen d’une faculté accusé d’avoir agressé une étudiante islamiste en niqab, nouveau report dans une affaire symbole du bras de fer entre les camps islamistes et laïques.



Nouveau report dans l’affaire du doyen Habib Kazdaghli

Le report est dû cette fois-ci à de nouveaux éléments soumis par la défense et remettant en cause les affirmations de l’accusatrice.

Habib Kazdaghli, doyen de la faculté des lettres, des arts et des humanités de la Manouba (banlieue de Tunis), a expliqué à l’AFP que ses avocats avaient remis au juge une expertise « prouvant que le certificat médical (de l’étudiante attestant d’un coup reçu) n’était pas valable ».

« La procédure n’a pas été respectée et il n’est pas recevable par la justice », a-t-il estimé.

Les avocats des deux camps devront plaider le 18 avril. M. Kazdaghli a dit espérer « un verdict avant la fin de l’année universitaire », alors que le tribunal avait annoncé à l’origine que le jugement serait rendu le 17 janvier.

« J’ai confiance en la justice de mon pays mais j’ai peur qu’elle soit instrumentalisée par l’exécutif », le gouvernement étant dirigé par les islamistes d’Ennahda, a-t-il encore déclaré.

Comme à chaque audience, M. Kazdaghli est arrivé jeudi au tribunal accompagné de dizaines de ses partisans scandant des slogans de soutien.

Le doyen, dont le procès est en cours depuis juillet 2012, risque jusqu’à cinq ans de prison pour « acte de violence commis par un fonctionnaire dans l’exercice de ses fonctions ».

Les faits remontent au mois de mars 2012, lorsque deux étudiantes portant le voile intégral ont mis à sac son bureau. L’une d’elles, qui avait été exclue de la faculté pour avoir porté le niqab en salle de cours, accuse l’universitaire de l’avoir giflée.

M. Kazdaghli a dénoncé une « affaire montée de toute pièce » et porté plainte contre les deux jeunes filles, poursuivies dans le même procès pour avoir mis à sac son bureau à la faculté.

Ce dossier est devenu emblématique en Tunisie des tensions entre laïcs et islamistes, le parti Ennahda étant accusé de chercher à orchestrer une islamisation rampante de la société et de laxisme à l’égard des groupuscules salafistes.

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