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La Ligue 1, qui en sera demain à sa 12e journée, résume toutes les peines et les carences du foot national 2013 a été une annus horribilis :

Football Tunisienne

une sélection nationale ridiculisée par le Cap-Vert avant de rater piteusement sa session de rattrapage à Yaoundé; une violence qui prend de l'ampleur et matée à renforts de gaz lacrymogène et de coups de matraque; un arbitrage de plus en plus contesté, la liste des sifflets récusés s'allongeant comme un interminable jour de deuil; des instances gérées sur le modèle démagogique d'antan où les politiques, selon la définition donnée par l'ancien leader soviétique Nikita Krouchtchev «promettent de construire des ponts là où il n'y a pas de fleuve». Et pour couronner le tout, la résurgence des slogans régionalistes les plus abjects qui désignent une région et son porte-drapeau à la vindicte populaire.

Comme un retour aux plus sombres heures de la Tunisie tribale et profondément régionaliste qui jure avec les aspirations d'une révolution. Laquelle entend rassembler, et nos pas diviser, cela va de soi.
Une sanction d'un match à huis clos assortie d'une amende de 1.000 dinars : voilà ce que risque désormais tout club dont le public se rendrait coupable de chants et de slogans régionalistes. Avec des peines redoublées en cas de récidive. La fédération a dû monter au créneau face à l'immobilisme de la Ligue. Mieux vaut tard que jamais, quand bien même chacun aurait aimé une mesure drastique dès le premier jour où l'on avait allumé les feux de brousse de la bêtise qui veut remonter une région contre une autre.

Palliatifs en forme de sédatifs

En cette aube de 2014, le foot tunisien se réveille en ayant la gueule de bois. Les autorités rechignent à engager les réformes indispensables, se contentant de palliatifs servant au final de sédatifs. Comme un corps étranger vivant hors du temps et de l'espace, les clubs se foutent comme d'une guigne de la dimension dévastatrice de la crise économique, et continuent à débourser généreusement des salaires et primes sans aucun rapport, ni avec la qualité du spectacle proposé ni avec son insignifiante rentabilité ou le peu de recettes qu'il génère. Nos voisins algériens ont pris d'une certaine façon le taureau par les cornes en décrétant un plafonnement des salaires dans les Ligues 1 et 2 professionnelles. Chez nous, vogue la galère : l'endettement des clubs rapproche ceux-ci chaque jour un peu plus du dépôt de bilan. Voire de la banqueroute.

Volet technique, le carnage se poursuit de plus belle. Seuls trois ou quatre clubs résistent encore à l'épidémie des changements d'entraîneurs. A fortiori lorsqu'il devient tout à fait naturel de remercier un entraîneur pour aussitôt le rappeler deux jours plus tard sur le même banc. Par le même club.
Au moins, de grâce, sauvons les apparences. Perçu comme un véritable cancer rangeant le corps affaibli du sport-roi, l'arbitrage, si l'on n'y prend garde, peut facilement mener à la catastrophe. Cela n'arrive pas qu'aux autres. Après Tozeur, à qui le tour?

Contre les pontifes qui décrètent sentencieusement que «tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes (de l'arbitrage) possibles», il faut plutôt ouvrir les yeux. Et convaincre les «mal intentionnés» que les désignations ne se font pas à Djerba, que le tandem Jamel Baraket-Mustapha Ben Yaâkoub n'assure pas des désignations à la carte et que le président de la DNA, Awaz Trabelsi n'est pas débordé par l'ampleur de la tâche sisyphienne à laquelle il est confronté.

Demain, la compétition reprendra là où on l'avait abandonnée l'année dernière. C'est-à-dire submergée par les affaires, les dérives et l'impression de gâchis. Le Stade Tunisien et le Club Africain, qui s'affrontent dans le petit derby au Zouiten : ça doit être la promesse d'un somptueux duel entre gauchers, Oussama Sellami et Abdelmoumen Djabou. Espérons que le sommet de la première journée à se jouer en ce nouvel an nous fera oublier, l'espace d'un match, cette montagne terrifiante d'accrocs et d'anachronismes.


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