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Dora Bouchoucha témoigne

Par ACTU TUNISIE - 30 décembre 2013 Aucun Commentaire




La vice-présidente du Syndicat tunisien des producteurs de films donne sa perception de la Chambre syndicale des producteurs de films post- 14 janvier 2011.

Dora Bouchoucha témoigne


Lorsque j'ai accepté en 2012 la vice-présidence du Syndicat tunisien des producteurs de films avec à sa tête M. Ridha Turki, c'était dans l'idée de renouveler totalement l'esprit de la profession en mêlant trois générations : celle de Ridha Turki, le plus expérimenté d'entre nous, les quinquagénaires comme Nawfel Saheb Ettabaâ, Moslah Kraiem, Imed Lassoued, Moez Kamoun, Najoua Slama ou moi-même et la nouvelle génération des trentenaires tels Imed Marzouk, Amine Chiboub, Ramsis Mahfoudh, Faouzi Jmel ou encore Malik Kochbati.
La jeune génération enthousiaste, inventive, méticuleuse jusqu'à être tatillonne, s'est investie avec l'envie de faire bouger les choses et moraliser structures et secteur.
Ils se sont révélés compétents, au fait des lois et des règlements. Cependant, leur impétuosité a pu déranger et ainsi la forme l'a emporté sur le fond. Au lieu de complémentarité et de collaboration, il y a eu scission.
Bien sûr, ils ont pu paraître par moments très maladroits mais on ne peut les condamner car ce sont deux visions du monde ou deux manières de travailler qui s'affrontent.
Il n'a jamais été question, de leur part, d'un manque de considération ou de respect à l'égard de leurs aînés dont la sagesse et l'expérience auraient dû l'emporter.
Il n'y a, d'ailleurs, pas lieu de douter de la bonne volonté de la vieille garde mais leur refus du dialogue a mené, au fil des mois, à un retour regrettable à des méthodes autoritaires.
Il est difficile de travailler pour l'intérêt général quand seules quelques personnes sont informées. En effet, une partie des membres s'est sentie exclue car, pendant plus de cinq mois, aucun courrier émanant du Bureau ne leur parvenait et la plupart de leurs courriers restait sans réponse, sans compter l'exclusion délibérée d'un membre, un an après son élection, sous prétexte qu'il n'était pas éligible.
Tout ceci a créé un climat peu propice au rayonnement de notre profession et la voix des producteurs de films ne s'est pas fait entendre alors que la base attendait beaucoup de ce nouveau Bureau.
Suite à cette scission, nous avons reçu un mail de notre président nous informant de sa décision de démissionner de son poste pour des raisons personnelles ; nous lui avons alors proposé de nous réunir pour décider de la date d'une assemblée générale afin de statuer sur l'avenir du Bureau, encore une fois, notre requête est restée sans suite.
Cette annonce de démission ayant coïncidé avec l'incident entre le ministre de la Culture et le cinéaste Nasreddine Sehili, il nous a paru urgent d'exprimer la position de notre syndicat.
Nous avons donc invité le président et l'ensemble du Bureau pour arrêter une position commune et publier un communiqué.
N'ayant obtenu aucune réponse de sa part, nous nous sommes réunis avec un quorum de huit participants.
A la veille de cette réunion, M. Turki nous a demandé de la reporter, nous lui avons proposé deux autres dates, mais cette demande est restée lettre morte.
Les activités du Bureau ont été ainsi gelées de fait.
Suite à la demande de certains membres, l'UTICA a finalement convoqué une réunion où le Président de la fédération des services s'est permis de faire des remontrances à la jeune garde en critiquant son attitude et en la qualifiant «d'épicerie» par rapport à ses aînés «hypermarché», un discours moralisateur qui, dans le timing d'effervescence politique, paraissait une caricature incongrue.
A la grande surprise de l'ensemble des professionnels, un nouveau Bureau des Producteurs de films vient de voir le jour avec à sa tête M. Ridha Turki.
Souhaitons bonne chance à ce nouveau Bureau et espérons que deux Bureaux seront peut-être plus aptes à veiller sur le secteur.
Mais je persiste à croire qu'un seul Bureau, fort et rassemblant toutes les générations, tendances et visions de la profession, aurait été bien plus efficace.
Il est bien entendu que cette perception n'engage que moi. Elle correspond à ma vision à travers un prisme qui n'est que le mien et qui ne s'accommode par forcément avec d'autres regards.


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